Gaz de Schiste
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Petit lexique sur les gaz de schiste

Petit lexique des hydrocarbures non conventionnels

Les hydrocarbures : Des animaux morts, des végétaux en décomposition, des coquilles et des squelettes à l’abandon… Des tonnes de roches ou d’eau en surface, de la chaleur et beaucoup – beaucoup – de temps. Pétrole, gaz et charbon sont le fruit de la décomposition de composés organiques, soumis à de fortes pressions et températures à travers les âges et piégés à des profondeurs variables, enserrés dans des roches très hétérogènes.

Les hydrocarbures conventionnels  sont c eux qui sont aisément extractibles, car ils remontent vers la surface – on dit alors qu’ils migrent – et se logent dans des roches poreuses, où ils s’accumulent ; l’homme les a baptisés « hydrocarbures conventionnels », car ils sont aisés à extraire.

Hydrocarbures non conventionnels :  hydrocarbures piégés très en profondeur, dans des roches compactes, au fond des mers, dans un état physique particulier, etc. s’accompagnant souvent d’une difficulté à être récupérés. Les gaz  (et pétroles) de schiste appartiennent à cette catégorie.

Les pétroles (ou huiles) non conventionnels :

Les Sables bitumineux : Il s’agit d’un mélange semi-solide de pétrole brut, de sable, d’argile minérale et d’eau. La production de sables bitumineux a cours essentiellement dans la province de l’Alberta, au Canada. Ils n’ont rien à voir avec les pétroles ou huiles de schiste.

Les huiles lourdes et extra-lourdes : Un peu moins visqueuses à température ambiante – et donc plus mobiles – que les sables bitumeux, ces huiles sont extraites grâce à l’injection d’eau chaude et de solvants, pour les aider à « venir » au travers de puits horizontaux.

L’huile de réservoir compact (« tight oil ») : Ce pétrole est parvenu à migrer depuis la roche mère, mais il se trouve localisé dans un réservoir peu perméable et donc difficile d’accès.

Le Pétrole (ou huile) de schiste : Une partie du pétrole [appelé “huile de schiste” populairement], est restée piégée dans la roche mère pour former un gisement de pétrole dit « non conventionnel. » Pour l’extraire, le forage horizontal et la fracturation hydraulique sont indispensables. Ce pétrole, en France, est surtout présent dans le Bassin de Paris. On le nomme en langage courant « pétrole de schiste » en France, par analogie avec le « gaz de schiste ».

Les gaz non conventionnels :

Le gaz « de schiste » : Le gaz de schiste, c’est du gaz naturel. Il en existe de plusieurs « qualités » (sec ou humide, par exemple), et sa composition peut varier d’un gisement à l’autre. Mais au plan chimique, c’est de méthane qu’il s’agit. Leur formation est assez proche de celle du pétrole de schiste : ils se sont formés à partir de diverses matières organiques (algues, végétaux, animaux), déposées dans une « roche-mère »…

Le « tight gas » : Ce gaz est issu d’une roche-mère analogue à celles où sont formés les gaz conventionnels. La différence majeure, c’est que le gaz a migré vers une roche réservoir dont la perméabilité est très faible. Résultat, l’écoulement du gaz vers le puits est plus ardu et doit d’autant plus être stimulé pour accroître artificiellement la perméabilité du réservoir. On a alors recours à la fracturation hydraulique. Le « tight gas » est à l’heure actuelle la source principale de gaz non conventionnel aux États-Unis (28 % de la production, contre 14 % pour le gaz de schiste).

Le CBM ou Coal Bed Methane : Il s’agit de méthane, en partie présent sous forme libre dans les espaces existant au sein de la veine de charbon, mais pour l’essentiel adsorbé (c’est-à-dire fixé chimiquement) sur le charbon lui-même, qui est un excellent « stockeur ». Ce gaz de charbon est plus connu sous le nom de « grisou ». De simples forages verticaux peuvent suffire à son extraction – car la roche est naturellement fissurée –, mais celle-ci peut nécessiter l’usage de la fracturation hydraulique pour stimuler la roche.

Le CMM pour « Coal mine methane » : Le gaz est extrait de mines en activité par l’injection d’air qui va orienter le méthane, qui sera récupéré par pompage. Un gain de sécurité, un mieux pour le climat et un atout économique pour la région.

AMM pour « Abandonned mine methane » : Le gaz est extrait de mines abandonnées en mettant, d’un côté, en dépression, la veine de charbon et, de l’autre, en soutirant l’eau contenue dans la veine, jusqu’à atteindre la pression de désorption (séparation du gaz de la roche).

Les hydrates de méthane : De la glace qui flambe ! C’est un phénomène physique fort étonnant. Présent dans les zones arctiques ou à très grande profondeur, le méthane est soumis à une très forte pression et à des températures très basses. Il réagit alors avec l’eau pour former un solide. Une fois en surface, les roches relâchent le méthane.

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Déplacement en Pologne
Devant la véritable ruée vers les gaz de schiste qui se déroule actuellement en Pologne, José Bové et des associations polonaises ont décidé de réagir..
>>> Lire la suite.

Pression sur les auteurs.
Lire le communiqué de presse de Générations Futures.
>>> Lire le CP.

La presse en parle

"Une bonne introduction au dossier, nourrie de faits précis et bien présentés."

"Leur livre sera utile à tous les collectifs citoyens.""

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